INTERDISCIPLINARITÉ

Plus de 70 unités de recherche impliquées dans la thématique du patrimoine

Histoire de l’art et archéologie, bien sûr mais encore chimie, génie informatique et imagerie : plus de 70 unités de recherche de Sorbonne Universités sont impliquées dans la thématique du patrimoine. Bel exemple de l’interdisciplinarité au cœur des programmes de recherche (programmes Convergence @ Sorbonne Universités, chaires thématiques et SATS-SU), le patrimoine fait travailler ensemble des équipes d’accueil, unités mixtes de recherche ou encore unités mixtes de service des deux universités Paris-Sorbonne et UPMC, mais également de l’UTC et du Muséum national d’Histoire naturelle.
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L’interdisciplinarité se traduit par la mobilisation des chercheurs et par les programmes de recherche. Plusieurs axes de recherche au sein même de la thématique du patrimoine sont mis en évidence : Textes et Images, Couleurs et lumières, Conservation, Patrimonialisation, Numérisation 3D… 

C’est le cas par exemple du projet « VITRAUX, La couleur des vitraux anciens : une approche transdisciplinaire » qui étudie la rose de la Sainte-Chapelle de Paris afin de quantifier la palette de couleurs des verres employés, de déterminer les compositions chimiques, de discuter des conditions de fabrication et de distinguer les provenances temporelles et géographiques des verres.


De même la chaire Polyre s’intéresse à l’étude de la polychromie des sociétés passées en croisant trois concepts clés : la matérialité chromatique, la représentation esthétique et la réception des arts du passé. 

La chaire Humanum, elle, ouvre une réflexion sur les effets éthiques, épistémologiques et sociaux du numérique par la numérisation de corpus littéraires, une réflexion philologique et une réflexion critique, une analyse par des outils informatiques spécifiques.
 

Progressivement des passerelles se dessinent entre les différents programmes en lien avec le patrimoine, initiés dans le cadre des actions de recherche Sorbonne Universités.
 

Plusieurs projets de recherche en archéologie et architecture ont ainsi recours au scan (SATS-SU PLEMO3D) et à la modélisation (SATS-SU ICS@SU). Ces nouvelles technologies permettent d’envisager des perspectives de travail innovantes dans la conservation du patrimoine notamment : les manipulations par les chercheurs sont réduites et les expériences en laboratoire favorisées.

Le projet NecTecP2A a pour objet d’intégrer les nouvelles technologies d’acquisition de données (scan 3D, ortho-photographies, prospection géophysique) dans le processus d’analyse archéologique. 

Autre exemple, le projet NumérO doit aboutir à la reconstitution du décor figuré du théâtre antique d’Orange à partir de modèles 3D d’une partie des fragments de frises conservés. C’est l’accès à la plateforme ICS@SU qui va permettre cette approche 3D aux chercheurs en histoire de l’art. 

Ou encore, le projet MODEFSENLIS vise à évaluer les déformations subies par la flèche de la cathédrale gothique Notre-Dame de Senlis et dans un second temps à préconiser les opérations de maintenances futures. Il réunit des spécialistes en histoire de l’art gothique, en numérisation, en modélisation géométrique, en calcul de structures 3D pour une analyse de bâti existant (relevés géométriques, analyse des matériaux, analyse historique des procédés, modélisation de la structure, modélisation du comportement mécanique, conclusions prédictives…).