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DOSSIER

Première école d’hiver en Chine : une expérience plébiscitée par les étudiants

Du 26 décembre 2014 au 9 janvier 2015, Sorbonne Universités a organisé une école d’hiver en Chine avec deux partenaires locaux : le Harbin Institute of Technology et l’Université de technologie sino-européenne de Shanghai (UTSEUS), créée par l’Université de Shanghai et les trois universités de technologie françaises dont l’UTC. 14 étudiants de Paris-Sorbonne, de l’UPMC et de l’UTC ayant appris ou apprenant le chinois y ont participé.

« Génial ! », « Magique ! », « Un rêve ! »… De retour de Chine, les étudiants de Sorbonne Universités ne cachent pas leur enthousiasme. Le programme de l’école d’hiver avait, il est vrai, de quoi les séduire. Première étape de quatre jours à Harbin, au nord-est de la Chine, avec cours de langue et de culture chinoises au Harbin Institute of Technology (l’une des meilleures universités chinoises), mais aussi découverte de la ville, de son célèbre festival de sculptures sur glace et safari dans une réserve de tigres de Sibérie, le tout en compagnie d’étudiants chinois. Ensuite, soirée du nouvel an au cirque de Shanghai, puis immersion de trois jours dans des familles d’étudiants de l’UTSEUS. Enfin, quatre journées dans Shanghai et ses environs, avec balade à vélo, visite d’une entreprise chinoise, présentation de l’UTSEUS et du campus de l’Université de Shanghai, initiation à la calligraphie et à la peinture chinoises, et réception au consulat de France.

« La Chine est une région stratégique pour le développement international de Sorbonne Universités, mais elle attire encore peu d’étudiants français, explique Nicolas Duhaut, chargé de mission International à Sorbonne Universités. Notre objectif était donc de fournir à ces jeunes un aperçu assez complet de ce pays, de leur proposer une expérience de travail et de vie avec des Chinois et, éventuellement, de leur donner envie de revenir en Chine pour une mobilité de six mois ou un an. » Pari pour l’instant plutôt réussi…

Une occasion d’aller au-delà des clichés

En première année d’un double cursus Sciences Po et licence de biologie à l’UPMC, Marion Briquet-Mosalo avait fait du chinois en LV3 au lycée. Sitôt rentrée de Chine, elle a décidé de reprendre l’étude de cette langue ! « La Chine m’avait interpellée dès le lycée, elle m’intéresse encore plus aujourd'hui. Au consulat de France à Shanghai et à l’UTSEUS, on nous a présenté les possibilités de mobilité en Chine : ça m’a beaucoup intéressée. En fait, il y a beaucoup de clichés qui circulent sur ce pays et je suis très contente d’avoir vu par moi-même ce qu’il en est. En raison du régime politique et de l’interdiction de Facebook, je m’attendais à ce que l’ambiance soit un peu lourde. Ça ne m’a pas paru le cas. Nous avons énormément échangé avec les étudiants, surtout à Harbin, où nous étions en permanence avec nos correspondants : ils vivent de plus en plus comme nous, regardent les mêmes films, écoutent la même musique… C’est même un peu dommage cette uniformisation ! »

En projet : un semestre à Shanghai

En troisième année à l’Université de Technologie de Compiègne, où elle prépare un diplôme d’ingénieur en génie biologique, Justine Havard, a également fait du chinois en LV3 au lycée, puis pendant deux semestres à l’UTC : « J’étais déjà allée à Pékin et Tianjin lorsque j’étais en première et ça m’avait beaucoup plu. J’ai été ravie de pouvoir aussi découvrir Harbin et Shanghai. J’ai même encore plus apprécié cette école d’hiver que mon premier séjour. Elle a été très riche culturellement et humainement, car nous avons eu énormément d’échanges avec les étudiants chinois. Ça m’a donné envie de passer un semestre en Chine. Comme l’UTC est partenaire de l’UTSEUS, qui organise des séjours de mobilité pour les étudiants français, j’espère pouvoir le faire. Shanghai est une ville impressionnante, dont la croissance est complètement folle. Je n’aurais pas envie d’y vivre, mais il est certainement très intéressant d’y passer six mois. Ça me permettrait de mieux maîtriser le chinois, ce qui serait un plus. »

Une expérience à tenter absolument : un an en Chine

En première année de licence LEA Allemand et chinois à Paris-Sorbonne, Manon Facon, elle, n’a plus qu’une envie : repartir en Chine. « J’imaginais un pays et des gens fermés : c’est totalement faux ! À Harbin, nos correspondants étaient très attentionnés et, dans la famille où j’ai été en immersion près de Shanghai, j’étais avec trois étudiants de l’UTSEUS très sympas. On s’est vraiment bien amusés ! Je me destine à être interprète de conférences et, jusqu’à présent, je pensais faire ma troisième année en Erasmus dans une université allemande proposant des enseignements de chinois, puis rentrer en France. Maintenant, c’est sûr, je veux aussi passer un an en Chine ! C’est vraiment une expérience à tenter dans sa vie et il faut absolument que je le fasse tant que je suis étudiante et que j’en ai l’opportunité. » 

Des liens consolidés avec les partenaires locaux de Sorbonne Universités

Fructueuse pour les étudiants français, cette école d’hiver a également marqué la première concrétisation du partenariat stratégique signé entre Sorbonne Universités et le Harbin Institute of Technology pour développer des coopérations en recherche et formation. Il s’agissait aussi de la première collaboration de Sorbonne Universités en formation avec l’UTSEUS, principal organisateur du programme proposé aux étudiants. « Nous avons une longue expérience de la formation dans un environnement biculturel, explique Jessica Kohler, en charge des programmes internationaux de l’UTSEUS. Depuis dix ans, nous formons de jeunes Chinois à l’ingénierie à la française et, depuis quelques années, Monzen Tzen, directeur français de l'UTSEUS, a également développé des programmes d’un semestre pour des étudiants français et internationaux. Jusqu’à présent, ils ne s’adressaient qu’aux étudiants ingénieurs des trois universités de technologie françaises et d’établissements partenaires. Mais, désormais, nous proposons aussi des semestres Langue, culture et innovation pour des étudiants de master 1 et 2 de toute discipline, y compris les sciences humaines et sociales. Ce projet est d’ailleurs soutenu par des bourses de mobilité de Sorbonne Universités. Cette école d’hiver nous a fourni l’occasion de les présenter aux étudiants de Sorbonne Universités. Elle a également permis à nos étudiants chinois de rencontrer des étudiants français d’autres établissements que les universités de technologie, ce qui était une ouverture intéressante. Pour nous aussi, l’expérience a donc été féconde. »