VIE DE CAMPUS

Les emplois étudiants font vivre la communauté

Coup de pouce financier pour les étudiants, les emplois étudiants financés par Sorbonne Universités ont aussi été conçus comme un moyen d’aider à la création de la communauté Sorbonne Universités. Témoignages.

Tuteur au Service interuniversitaire d’apprentissage des langues (Sial), assistant pour l’organisation d’événements sportifs et culturels… Bon nombre d’emplois étudiants concernent non pas un seul établissement mais Sorbonne Universités dans son ensemble. Par ailleurs, les étudiants peuvent travailler dans un autre établissement que celui où ils étudient. Cette politique délibérée a plusieurs vertus. Elle contribue à l’émergence d’une communauté Sorbonne universités ; elle multiplie également les opportunités, pour les étudiants, de trouver un poste en phase avec leurs centres d’intérêt ou leur formation.

Une ouverture et des expériences enrichissantes
Étudiante en master de biologie à l’UPMC, Elodie Renou travaille ainsi depuis mars 2014 au Muséum national d’histoire naturelle. Sa mission : aider à la réalisation de fiches décrivant les collections animales et végétales de l’établissement pour le site internet du Muséum : « Je ne me destine pas à travailler dans ce domaine, mais en écotoxicologie. En revanche, mes connaissances en biologie me sont utiles et j’apprends beaucoup de choses – par exemple, sur la classification des espèces – qui pourront me servir dans mon futur métier. C’est aussi très enrichissant pour ma culture générale. Avant, je n’imaginais pas qu’un musée, c’était aussi des collections à gérer, de la recherche… Je ne savais pas non plus que le Muséum faisait partie de Sorbonne Universités, ni quel était le lien de l’UPMC avec Sorbonne Universités ! »
Etudiante en master 2 Gestion et administration de la musique à Paris-Sorbonne, Camille Tron de Bouchony occupe, elle, un emploi en rapport direct avec son futur métier, au Chœur et Orchestre Sorbonne Universités (Cosu). « Mon master prépare à l’organisation et à la gestion logistique et budgétaire de structures musicales comme les salles de concert, les ensembles musicaux, les festivals. Au Cosu, j’expérimente tous ces aspects de gestion, sauf qu’il s’agit d’un ensemble étudiant et non professionnel. L’an dernier, par exemple, j’ai participé à l’organisation de la saison 2014-2015 concernant le planning des répétitions et des concerts, la logistique pour que tout le matériel nécessaire soit en place dans les lieux de représentation, la recherche d’éditions pour l’achat des partitions et l’évaluation du budget. Cet été, j’ai également accompagné le Cosu en tournée en Croatie. C’est vraiment intéressant et très professionnalisant. »

Un atout pour les étudiants comme pour leurs recruteurs
De son côté, Justine Furtado Fernandes a pu faire valider son emploi étudiant au titre de stage pour sa première année de master Affaires européennes à Paris-Sorbonne. Désormais en master 2, elle travaille en effet depuis mars 2014 à la direction des Relations internationales de l’UPMC : « J’assiste notamment l’équipe sur le suivi des projets de mobilité étudiante déposés par l’UPMC dans le cadre des appels à candidatures de la Commission européenne : par exemple, le programme Emmag d’échanges d’étudiants entre le Maghreb, l’Egypte et l’Europe. C’est totalement cohérent avec ma formation. Cette année, je suis un enseignement sur le financement des programmes communautaires : mon emploi me sert pour ce cours et inversement. Travailler à l’UPMC m’a également permis de découvrir le monde scientifique et une vie de campus très différente de celle de Paris-Sorbonne. »
Les services recruteurs ont eux aussi tout à gagner à ces échanges entre établissements qui leur permettent de trouver des profils adaptés à leurs besoins. Pour les six emplois étudiants qu’elle propose, la directrice des Relations internationales de l’UPMC, Sabine Lopez, privilégie ainsi les recrutements à Paris-Sorbonne et particulièrement au sein du master Affaires européennes : « C’est un vivier d’étudiants compétents en matière internationale et en langues, qui nous apportent un vrai soutien et auxquels nous pouvons offrir l’opportunité de mettre leurs connaissances en pratique. Je souhaite d’ailleurs développer des coopérations avec le responsable de ce master. C’est aussi cela construire une communauté ! »