Les chercheurs vont à l’école, une action Doc’Up auprès de 6-10 ans

« Les 6-10 ans sont un public très exigeant en termes de médiation scientifique » Aurélien Bour, responsable du programme Les chercheurs vont à l’école au sein de l’association Doc’Up.

L’association Doc’Up est l’association des doctorants de Sorbonne-Universités. Son objectif : valoriser le doctorat et l’université, accompagner les doctorants dans leur parcours professionnel et permettre à l’ensemble de ses adhérents de s’impliquer dans des actions concrètes valorisant leur formation. Réseau particulièrement dynamique, Doc’Up valorise également la formation doctorale auprès du grand public. Ainsi, le programme « Les chercheurs vont à l’école » anime des ateliers construits autour de petites expériences amusantes dans les écoles primaires, pour donner le goût de la curiosité scientifique aux enfants.

Interview d’Aurélien Bour, doctorant en biophysique à l’UPMC et responsable du programme « Les chercheurs vont à l’école » au sein de l’association Doc’Up. 

Visuel
Aurélien Bour

En quoi consiste ton rôle au sein du programme « Les chercheurs vont à l’école » ? Te fais-tu aider par d’autres personnes ?

Aurélien Bour : Mon rôle consiste à tout organiser : convenir des dates avec les instituteurs, former les doctorants qui interviennent en classe, assurer une cohésion, un renouvellement des ateliers et essayer de développer l’action au maximum ! On organise aussi un stand lors de la Fête de la Science de Sorbonne Universités. Pour l’organisation, j’ai démarré en solo mais je suis maintenant aidé par Caroline qui a rejoint l’association récemment. Les nouveaux ateliers sont souvent construits par d’autres membres de l’association et je me contente de donner mon avis. J’essaie aussi d’avoir un retour des instits pour pouvoir améliorer les ateliers au fil du temps.

Qu’est-ce qui t’a poussé à t’y engager ? 

Aurélien Bour : Je suivais une formation à la médiation scientifique pour animer une expo temporaire au Palais de la Découverte. La formation était très sympa et, à la fin, Charlotte, alors trésorière de Doc’Up, qui participait aussi à cette formation, m’a dit que puisque la médiation avait l’air de m’intéresser, je devrais jeter un œil du côté du programme Les chercheurs vont à l’école. J’ai donc animé un ou deux ateliers et j’y ai pris goût ! Karen, l’ancienne responsable de l’action, cherchait quelqu’un pour prendre la relève et je me suis proposé.

Quels sont les plus gros défis ? Quelles sont les prochaines évolutions du programme « Les chercheurs vont à l’école » ? 

Aurélien Bour : L’un des gros défis est en train d’être relevé en fait ! Les chercheurs vont à l’école va intégrer un cycle de formation à la médiation scientifique du catalogue du département Formation et Carrière dès septembre 2016. L’action devient donc une formation reconnue et je pense que c’est une grande avancée. D’autre part, une évolution importante mais difficile à mettre en place est de monter de nouveaux ateliers avec des thèmes d’art, lettres, langues et sciences humaines (ALLSHS). Jusque-là, les ateliers parlent de physique ou de bio essentiellement, mais je trouve ça dommage d’en rester là ! Mais ça avance, j’ai pu en discuter avec deux doctorantes en histoire et en littérature de Paris-Sorbonne et qui sont très motivées et ont de bonnes idées. J’aimerai également pouvoir étendre les interventions en classe aux établissements primaire de la banlieue parisienne mais c’est un projet à plus long terme. 

Qu’est-ce que cela t’apporte dans le cadre de ton doctorat ?

Aurélien Bour : Ca m’apporte essentiellement de la confiance en moi. Avant ça, j’étais plutôt renfermé, et la tête dans le guidon de mon doctorat. Maintenant, je me rends compte que je suis capable de mener des projets à bien. Pas tout seul évidemment ! Ce qui est bien dans une asso comme Doc’Up, c’est l’effet de levier : quand on démarre quelque chose, on trouve toujours des gens pour en parler, nous aider et finalement la montagne est soulevée ! De manière plus pratique, au quotidien, ça m’a vraiment formé à la médiation. Il faut dire que les enfants de 6 à 10 ans sont un public très exigeant à ce niveau ! En plus, les ateliers ne parlent pas de mon sujet de recherche donc ça m’a appris à ne pas avoir peur de sortir de ma zone de confort. Et ça permet d’apprendre des choses : saviez-vous que Vénus ne tourne pas dans le même sens que les autres planètes du système solaire ?