Planète Mars : un laboratoire de Sorbonne Universités au cœur d’une nouvelle découverte scientifique

Un article, publié le 2 mars 2016, dans la revue Nature se fait l’écho de nouvelles découvertes relatives à la surface de la planète Mars. Le Laboratoire de météorologie dynamique UPMC-CNRS est au cœur de ces travaux, qui bouleversent notre représentation de la surface de Mars telle qu’elle a dû être il y a 4 milliards d’années, et modifient la chronologie des évènements sur cette planète.

La planète mars
Crédit photo : UPMC-Pierre Kitmacher/Didier Florentz

La surface de la planète Mars a basculé de 20 à 25 degrés voici 3 à 3,5 milliards d’années, et c’est un vaste édifice volcanique, le plus grand du Système solaire, qui en est la cause. Ces résultats sont publiés le 2 mars 2016 dans la revue Nature, par une équipe essentiellement française comprenant des chercheurs de Géosciences Paris Sud (CNRS/Université Paris-Sud), de Géosciences environnement Toulouse (CNRS/Université Toulouse III – Paul Sabatier/IRD) et du Laboratoire de météorologie dynamique (CNRS/École polytechnique/UPMC/ENS), ainsi qu’un chercheur du Lunar and planetary laboratory (Université d’Arizona).

La topographie de Mars avant le basculement permet d’étudier le climat primitif de la planète. En utilisant les modèles climatiques du Laboratoire de météorologie dynamique, François Forget (CNRS) et Martin Turbet (UMPC) mettent en évidence, en présence d’un climat froid et d’une atmosphère plus dense que celle d’aujourd’hui, une accumulation de glaces autour de 25° Sud, dans les régions qui correspondent aux sources des rivières aujourd’hui asséchées.

Désormais, quand on s’intéressera à l’époque primitive de Mars – pour chercher des traces de vie ou d’un océan, par exemple – il faudra apprendre à penser avec cette nouvelle géographie.