Patrimoines immatériels © Dominique Guillaud

Un incubateur de projets collectifs

Le principal levier d’action d’OPUS : mettre en synergie les compétences scientifiques et les moyens techniques des établissements de la communauté.

Une approche globale des patrimoines

Michael D. Beckwith © unsplash.com

Les nombreux projets transversaux soutenus par Sorbonne Universités depuis 2014 sur des thématiques liées au patrimoine l’ont démontré : l’interdisciplinarité est un moteur essentiel d’innovation, de recherche et de formation.

OPUS a donc vocation à stimuler les interactions entre disciplines, et notamment entre sciences humaines et sociales, sciences du vivant et sciences exactes.

Mais les synergies à construire ne s’arrêtent pas là. Il s’agit aussi de décloisonner trois approches d’ordinaire segmentées :

  • les travaux sur les objets patrimoniaux, leurs origines, leurs usages, leur analyse… — ceux que mènent, par exemple, les archéologues ;
  • les travaux pour les patrimoines — pour les gérer, les conserver et les valoriser auprès du public ;
  • et les travaux à propos des patrimoines, c’est-à-dire les recherches d’ordre éthique et épistémologique sur l’évolution de la notion de patrimoine et les phénomènes de patrimonialisation.

En faisant travailler les spécialistes de ces différents domaines ensemble, OPUS entend bâtir une véritable chaîne d’études patrimoniales et s’affirmer comme un pôle majeur de réflexion et d’expertise sur cette thématique.

De multiples champs thématiques de recherche

Guimet, objet émaillé © Philippe Colomban

Dans un premier temps, OPUS déploie cette approche autour de champs thématiques faisant déjà l’objet de projets transversaux au sein de Sorbonne Universités.

Savoirs en collections, pour mieux comprendre les liens entre patrimoines conservés et savoirs produits, croiser les compétences en gestion, conservation et valorisation des collections, et accompagner les changements de pratiques liés au numérique.

Architecture et paysages, pour promouvoir la recherche interdisciplinaire en architecture, en archéologie ou en géographie, sur les paysages culturels, urbains et ruraux.

Histoire matérielle des arts, c’est-à-dire l’étude des matériaux et techniques utilisés, de leur origine, de leur symbolique, par exemple pour développer une nouvelle histoire de la couleur.

Humanités numériques, dans le prolongement des travaux menés par le LabEx Obvil sur l’exploitation de grands corpus de textes au moyen d’outils informatiques innovants.

Agrobiodiversité et pratiques agricoles, sylvicoles et pastorales anciennes et actuelles, sujet qui constitue un point de convergence avec l’Institut de la transition environnementale de Sorbonne Universités (SU-ITE) et permet de mettre en avant la sélection et gestion des lignées de plantes et d’animaux et les savoirs, valorisations et droits qui leur sont associés.

Histoire de la santé, de l’hygiène et de l’alimentation, thématique au carrefour des sciences humaines et de la médecine.