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© UPMC – Pierre Kitmacher

Thomas Condamine

Etude de l'histoire évolutive de la forme méduse.

Étude comparée des rôles de la voie Wnt/β-catenin chez les méduses d'un Hydrozoa (Clytia hemisphaerica) et d'un Scyphozoa (Aurelia aurita).

Les méduses que l'on peut voir sur les côtes françaises représentent une toute petite partie de la diversité de ce groupe d'animaux. Aujourd'hui quelques espèces font parler d'elles pour leurs propriétés fluorescentes, ou pour leurs capacités de régénération frôlant l'immortalité. Mais, pour la plupart des gens, les méduses restent des organismes à éviter, à cause de leurs cellules urticantes, qu'elles partagent d'ailleurs avec les anémones et les coraux, leurs plus proches parents.

C'est pourquoi on me demande souvent si je cherche des moyens de lutter contre les méduses, ou bien de soigner leurs piqûres ? Pas du tout, en fait je m'intéresse à leur évolution !

La forme méduse représente une simple étape dans le cycle de vie de ces animaux qu'on peut également retrouver fixés au fond de l'océan. Cette seconde forme, appelée « polype », s'apparente à celle des anémones de mer adultes : une colonne avec une bouche entourée de tentacules. Le stade méduse est en fait une invention évolutive ! Mais on peut encore diviser le groupe des méduses en deux branches caractérisées par des anatomies de méduses assez différentes.

Dans le cadre de ma thèse je m'intéresse à l'histoire évolutive des mécanismes de formation de la méduse. Et je teste différentes hypothèses : une seule invention ancestrale de la méduse, ou bien deux inventions indépendantes dans ces deux branches de méduses ?

Pour ce faire, j'étudie chez les méduses une très ancienne voie de communication entre cellules, ayant un rôle clé dans le développement de tous les animaux.