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Anthony Nicolas

Etude de variants génétiques associés au développement du diabète et de ses complications.

Polymorphismes du gène de la t-cadhérine, CDH13, adiponectine circulante et risque de diabète et de ses complications

La génétique, ou science des gènes, a pris beaucoup d’ampleur ces dernières années. Cette approche s’intéresse à l’analyse de l’élément à la source de notre organisme, le code génétique. Ce code, constitué par la séquence de 3 milliards de paires de bases nommées A, T, C et G, permet à notre corps de synthétiser les protéines indispensables à son bon fonctionnement. Ainsi, une variation à un endroit donné de cette séquence, appelée polymorphisme, pourrait se traduire par une anomalie dans l’une de ces protéines, aboutissant à une maladie.

Dans le cadre de ma thèse, je m’intéresse à un gène appelé CDH13, qui code pour la t-cadhérine. Des polymorphismes de ce gène sont associés aux variations des concentrations de l’adiponectine, une protéine insulino-sensibilisatrice et anti-inflammatoire qui protège du développement du diabète et de ses complications. La t-cadhérine participe à la bonne utilisation de l’adiponectine par notre organisme. Le but de mon projet de thèse est d’étudier la relation entre des polymorphismes de CDH13 et les concentrations d’adiponectine dans le diabète et ses complications.

Les résultats montrent une association des polymorphismes de CDH13 avec les variations des concentrations d’adiponectine et le risque de survenue du diabète dans la population française, et aussi avec le développement de maladies rénales chez les sujets diabétiques. De telles approches pourraient révéler de nouvelles cibles thérapeutiques pour traiter le diabète et ses complications.