Serena Gallanti (UPMC)

Serena Gallanti, UPMC, chimie physique et analytique

La chimie verte au service de l’énergie solaire

Le soleil est une source d’énergie inépuisable et gratuite. Les cellules photovoltaïques sont des dispositifs qui permettent la conversion d’énergie solaire en électricité. Aujourd’hui, le marché des installations photovoltaïques est dominé par le silicium. Cependant, d’autres technologies appelées « Couches minces » sont étudiées en vue de réduire la quantité de matière nécessaire à la fabrication des cellules photovoltaïques et, par conséquent, les coûts.

Parmi les dispositifs « Couches minces », la cellule solaire étudiée pendant ma thèse est constituée d’une superposition de couches chacune jouant un rôle différent. Une de ces couches, appelée couche tampon, est constituée d’un matériau toxique qui est synthétisé par voie chimique en produisant des déchets. D’autres composés non toxiques sont étudiés pour le remplacer. Le but de ma thèse est de synthétiser un de ces matériaux par électro-dépôt.

Le principal avantage de cette technique est la possibilité de réutiliser le bain pour la synthèse du matériau et de pouvoir contrôler aisément les épaisseurs et les propriétés de la couche déposée. De plus, cette technique est reproductible, peu coûteuse et facile à mettre en oeuvre. Les résultats obtenus sont encourageants, car cette méthode ne nécessite pas de mise sous vide et en conséquence elle est intéressante pour une mise à l’échelle industrielle.