Angeline Rouers (UPMC)

Angeline Rouers, UPMC, physiopathologie

Comment aider le système immunitaire à lutter contre le VIH ?

Saviez-vous que certains patients infectés par le virus du Sida (<1%) n’ont pas besoin de traitement pour contrôler l’infection ! On les appelle les « contrôleurs » et leur étude pourrait permettre de développer un vaccin contre le SIDA. Le Sida est causé par le VIH (Virus de l’Immunodéficience Humaine). Normalement, notre système immunitaire nous défend contre les virus mais le VIH est malin : il s’attaque directement au système immunitaire.

Il faut imaginer le système immunitaire comme une grande armée composée de soldats qu’on appelle les lymphocytes, les monocytes ou encore les macrophages.

Les lymphocytes B forment une unité d’élite basée principalement dans les ganglions et la rate où ils produisent des missiles destructeurs : les anticorps. Mais seuls, ils ne peuvent produire que des prototypes d’anticorps peu performants. Pour les perfectionner ils ont besoin de l’aide des lymphocytes T folliculaires « helper » (surnommés « Tfh »). Ces derniers forment un groupe d’intervention spécialisé dans l’aide aux lymphocytes B et font justement parti des cibles du VIH (quand je vous dis qu’il est malin !). Le VIH s’infiltre dans les Tfh et brouille les échanges avec les lymphocytes B, empêchant ainsi la fabrication d’anticorps efficaces. Ce n’est pas le cas des patients «contrôleurs », qui eux produisent de bons anticorps.

Le but de ma thèse est d’étudier les mécanismes de la communication Tfh/Lymphocytes B et de trouver les éléments à améliorer pour permettre la production d’anticorps anti-VIH efficaces.