Comité d'orientation stratégique

Afin de parfaire sa stratégie à long terme, Sorbonne Universités s’est entourée d’experts de renom, originaires de tous les continents et représentatifs des mondes académique, scientifique, économique, littéraire et artistique.

Les membres du Comité d'orientation stratégique

Ce comité stratégique a vocation à conseiller Sorbonne Universités dans la définition de ses grandes orientations : quel doit être le rôle d’une université de recherche face aux grands défis sociétaux actuels et à venir, comment l’université s’insère-t-elle dans la mondialisation et les grands flux économiques, humains et informationnels… Sa réflexion porte notamment sur la stratégie scientifique de Sorbonne Universités, et particulièrement sur son rôle dans le domaine de l’innovation et du transfert de technologie.

Sylvain Allano, directeur scientifique de PSA

Sylvain Allano, agrégé de physique appliquée et titulaire d’un Doctorat de l’Université Pierre et Marie Curie, a été chercheur CNRS puis Professeur des Universités. Il a exercé des fonctions de direction d’une unité mixte de recherche et de directeur scientifique adjoint à l’Institut national des sciences de l’ingénieur et des systèmes (INSIS) du CNRS. Il a eu aussi une activité d’ingénieur en brevets puis de conseil en propriété industrielle, en étant notamment cofondateur en 1992 d’un cabinet de conseils basé sur le Plateau de Saclay et à Montpellier.

Dans le cadre de ses fonctions actuelles de directeur scientifique de PSA Peugeot Citroën, il a créé StelLab, un concept nouveau de partenariats scientifiques incluant un réseau d’Open Labs implantés sur des campus universitaires en France et à l’international, notamment en Chine.

John Ball, professeur à l'Université d'Oxford (Royaume-Uni)

Sir John Ball est titulaire de la chaire de philosophie naturelle de l’Université d’Oxford et dirige le centre d’étude d’équations aux dérivées partielles non linéaires à l’Institut de mathématiques d’Oxford. Il est également membre associé du Queen’s College.

En recherche, ses centres d’intérêt portent sur les calculs des variations, l’élasticité, les systèmes dynamiques de dimension infinie et leur application à la mécanique non linéaire. En matière de solides, il travaille sur les problèmes mathématiques liés à l’étude des microstructures et des changements de phase en utilisant des modèles de mécanique non linéaire.

Ses recherches ont été récompensées à plusieurs reprises :

  •  en 1999, il a reçu le prix Theodore von Kármán de la Société de Mathématiques Appliquées et Industrielles (SIAM) ; 
  • en 2003, la médaille David Crighton lui a été décernée conjointement par l’Institut de Mathématiques Appliquées et la Société mathématique de Londres ; 
  • en 2006, il a obtenu la médaille royale de la Société royale d’Edimbourg et en 2009, la médaille Sylvester de la Royal Society (Académie des sciences britannique).
  • des doctorats honorifiques lui ont été remis par l’École polytechnique fédérale de Lausanne, les universités d’Heriot-Watt, d’Edimbourg, de Sussex, de Montpellier II, et l’Université Pierre et Marie Curie à Paris. 

Il est membre associé de la Royal Society, de la société royale d’Edimbourg, de l’Academia Europea, mais également membre étranger de l’Académie française des sciences, l’Académie norvégienne des sciences et des lettres et l’Institut Lombard. Il a été anobli en 2006 en reconnaissance de services rendus à la science.
De 2002 à 2006, John Ball a été président de l’Union mathématique internationale. Il est membre des conseils scientifiques du CNRS et d’EDF. Il a été récemment réélu membre du Comité exécutif du Conseil international pour la science.

Anaclet Fomethe, recteur de l’Université de Dschang (Cameroun)

Ancien élève de l’École normale supérieure de Cachan, Anaclet Fomethe a fait ses études primaires et secondaires au Cameroun. Ce professeur titulaire des universités est agrégé et docteur d’État ès sciences mathématiques (option mécanique) de l’Université Pierre et Marie Curie. Depuis septembre 2005, il est recteur de l’Université de Dschang, au Cameroun, où il a donné une impulsion nouvelle aux études sur la biodiversité et l’économie verte. Sa fonction actuelle couronne un parcours professionnel commencé dès 1978 en France et qui s’est poursuivi au Cameroun à partir de 1980.


Au-delà de ses activités d’enseignement et de recherche, il a été inspecteur général de pédagogie, administrateur de plusieurs organisations et chef de mission de divers projets.

Fort de sa riche expérience, Anaclet Fomethe dispose d’une rare expertise dans l’enseignement technique et les politiques éducatives.

Feridun Hamdullahpur, président de l’Université de Waterloo (Canada)

Feridun Hamdullahpur est depuis mars 2011 président et vice-chancelier de l’Université de Waterloo, l’une des plus innovantes du Canada. Il a été auparavant vice-président à l’enseignement et à la recherche et vice-président aux études à l’Université de Waterloo de 2006 à 2009, tout en étant professeur au Département de génie mécanique et mécatronique. Ses champs d’intérêt, en enseignement comme en recherche, incluent les thermofluides et les systèmes de conversion énergétique.

Professeur de génie mécanique, Feridun Hambullahpur a obtenu son diplôme d’ingénieur et de maîtrise à l’Université technique d’Istanbul (Turquie) et un doctorat en génie chimique à l’Université technique de la Nouvelle Écosse. Il a été élu membre de l'Académie canadienne du génie en juin 2014.
Depuis août 2014, il préside le U15, le groupement des universités de recherche du Canada et co-préside la Waterloo Global Science Initiative (partenariat à but non lucratif entre le Perimeter Institute for Theoretical Physics et l'Université de Waterloo).
Grâce à ses qualités de meneur dans les domaines de l’éducation et de l’innovation, il a reçu la Médaille du Jubilé de la Reine Elizabeth II en janvier 2013.

Horst Hippler, président de la Conférence des recteurs d’universités allemandes

Horst Hippler est, depuis mai 2012, président de la Conférence des recteurs d’universités allemandes (Hochschulrektorenkonferenz – HRK). Cette organisation, qui représente les universités et hautes écoles spécialisées allemandes, compte 268 institutions membres.

Né en 1946, Horst Hippler a étudié la physique à l’université de Göttingen. Après un doctorat de l’École polytechnique fédérale de Lausanne (Suisse), il a étudié au sein du laboratoire de recherche IBM de San José (États-Unis) et à l’université de Göttingen, où il a obtenu son habilitation en chimie physique en 1998.
À partir de 1993, Horst Hippler a enseigné la chimie physique à l’université de Karlsruhe, aujourd’hui appelée Institut de technologie de Karlsruhe (Karlsruhe Institute of Technology - KIT). De 2002 à 2012, il a été recteur de l’Université de Karlsruhe puis président du KIT. De 2006 à 2009, il a également présidé le TU9, l’association des neuf premières universités techniques en Allemagne. Enfin, de 2010 à 2012, il a été président de la Conférence des recteurs d’universités du Land de Bade-Wurtemberg.
Horst Hippler est membre de nombreux Conseils consultatifs et Conseils d’administration d’universités allemandes et françaises. Il fait également partie du Conseil scientifique d’EDF. En 2009, il a été élu membre d’Acatech (Conseil des sciences techniques de l'Union des académies scientifiques d'Allemagne) et, en 2011, est devenu membre associé de l’Académie des sciences de Göttingen.

Bernd Huber, président de la Maximilian Universität de Munich (Allemagne)

Le docteur Bernd Huber, né en 1960 à Wuppertal (Allemagne), est professeur de finances publiques. Depuis 2002, il est président de la Ludwig-Maximilians-Universität (LMU) à Munich. Il est titulaire d’un diplôme en économie de l’université de Gießen (1984) et a obtenu son doctorat (Dr. rer. pol.) en 1988 à l’université de Würzburg avant de soutenir sa thèse en 1994.

Cette même année, il a accepté le poste de président du département de finances publiques à la LMU de Munich après en avoir été le doyen.  Ses recherches concernent les finances publiques, la dette du gouvernement, l’intégration fiscale et monétaire de l’Europe, la fiscalité internationale et les marchés du travail. Parmi ses nombreuses fonctions, il est également membre de plusieurs conseils stratégiques et consultatifs, du conseil scientifique de ministère des finances en Allemagne et du conseil d’administration de l’université internationale de Venise. De plus, il a été président de la Ligue des universités de recherche européennes (LERU) de 2008 à 2014 et a officié en tant que juré dans le cadre des initiatives d’excellence entre la France et l’Espagne.

La très honorable Michaëlle Jean,secrétaire générale de l'Organisation internationale de la Francophonie

De 1988 à 2005, Michaëlle Jean a connu une brillante carrière de journaliste et d'animatrice d'émissions d'information à la télévision publique canadienne, au sein du réseau français Radio-Canada et du réseau anglais CBC Newsworld. Ses réalisations en journalisme lui ont valu de nombreux prix, notamment de l'Assemblée nationale du Québec et de l'Assemblée parlementaire de la francophonie, qui ont souligné son mérite et lui ont décerné l'insigne de Chevalier de l'Ordre de La Pléiade.

En septembre 2005, Michaëlle Jean est devenue le vingt-septième gouverneur général et commandant en chef du Canada, la troisième femme seulement à se voir confier cette responsabilité. Durant les cinq années de son mandat, elle a effectué plus de quarante visites d'État et missions officielles à l'étranger.
Le 13 juillet 2011, la France l'a élevée à la dignité de Grand'Croix, la plus haute distinction de l'Ordre national de la Légion d’Honneur.
Michaëlle Jean a également reçu le Prix Canada 2009 du Fonds de développement des Nations unies pour la femme (Unifem) pour sa contribution extraordinaire à l'avancement de l'égalité des sexes. La même année, elle a reçu le Prix de reconnaissance de l'excellence du Conseil d'administration de l'Institut national de la qualité pour sa contribution exceptionnelle à la qualité de vie des Canadiens et Canadiennes et de l'humanité.
En octobre 2010, son mandat de gouverneur général a pris fin et c'est sans hésitation qu'elle a assuré jusqu'en octobre 2014 le rôle d'envoyée spéciale de l'Unesco pour Haïti, dont elle est originaire.
Depuis 2012, elle est chancelière de l'Université d'Ottawa, le plus grand campus bilingue en français et en anglais au monde.
Michaëlle Jean est une fervente avocate de la francophonie. À la demande du secrétaire général de l'Organisation internationale de la francophonie, elle a accepté en 2010 et assumé avec dynamisme et rigueur le rôle de Grand témoin de la francophonie aux Jeux olympiques et paralympiques de Londres en 2012. Le 30 novembre 2014 lors du XVe Sommet de la francophonie à Dakar, Michaëlle Jean est désignée par consensus secrétaire générale de l'Organisation internationale de la Francophonie, succédant à Abdou Diouf devenant ainsi la première femme nommée à ce poste.

Daniela Jobertova, vice-rectrice de l’Académie des arts de Prague (République tchèque)

Après avoir étudié le français et l’anglais à la Faculté des lettres de l’Université Charles de Prague, Daniela Jobertovà a obtenu un DEA, puis un doctorat en études théâtrales, consacré au dramaturge français Bernard-Marie Koltès et réalisé en régime de cotutelle à l’Université Paris VIII Saint-Denis et à l’Académie des arts de Prague (Academy of Performing Arts in Prague). Pendant un an, elle a été auditrice libre à l’Ecole normale supérieure à Paris.

Depuis 2001, elle enseigne au département de la théorie et critique théâtrales à la Faculté du théâtre de Prague, qu’elle dirige à présent. 
Depuis 2007, elle est habilitée à diriger des recherches. Ses publications portent notamment sur le théâtre français contemporain. Elle traduit des ouvrages théoriques du français (Patrice Pavis) et de l’anglais (Arnold Aronson), ainsi que des pièces pour la scène, la radio, ou l’édition.
À la Faculté du théâtre de l’Académie des arts de Prague, elle a rempli les fonctions de vice-doyenne pour la recherche, puis de vice-doyenne pour les affaires internationales. Elle est à présent vice-rectrice pour les affaires internationales, l’assurance qualité et la recherche. 
En 2005, elle a été faite chevalier de l’ordre des Palmes académiques.

Anka Mulder, vice-présidente l'Université de technologie de Delft (Pays-Bas)

Anka Mulder a étudié l’histoire à l’Université de Groningue (Pays-Bas), où elle a plus tard donné des conférences sur les relations internationales. Elle a travaillé à Bruxelles (Belgique), Vienne (Autriche) et La Haye (Pays-Bas) avant d’être nommée Directrice de l’éducation à la Delft University of Technology (TU Delft) en 2004.

De 2011 à 2013, elle a été présidente du Conseil international du Consortium OpenCourseWare (didacticiels libres). Ce Consortium est l’organisation internationale la plus importante dans le domaine de l’enseignement gratuit en ligne sous forme de cours complets. Entre 2011 et 2013, elle a également été directrice et secrétaire générale de l’Université de technologie de Delft.
Depuis avril 2013, elle est vice-présidente de la TU Delft, en charge de l’éducation et des opérations. Elle est par ailleurs membre du Conseil consultatif de la plateforme edX, un réseau international d’universités, dont Harvard, le MIT et Berkeley, produisant des MOOCs (Massive Open Online Courses) et met en avant l’innovation en matière d’éducation à travers le monde.

Grace Neville, ancienne vice-présidente de l’Université de Cork (Irlande), présidente du Comité d’orientation stratégique de Sorbonne Universités

Grace Neville est conférencière, professeure, chef de service et aujourd’hui professeure émérite de français à l’Université de Cork et professeure adjointe de français à l’Université de Dublin.

De 2008 à 2012, elle a été vice-présidente de l’Université de Cork en charge de l’enseignement et l’apprentissage et directrice de la National Academy for the Integration of Research, Teaching and Learning (NAIRTL). 

De 1998 à 2012, elle a été membre du conseil d’administration de l’Université de Cork. Elle est également l’ancienne présidente du programme de troisième cycle d'études consacrées aux femmes à l’Université de Cork. Elle a donné plus de 200 conférences, publié plus d’une centaine d’articles principalement sur les relations franco-irlandaises de l’époque médiévale à nos jours, mais également sur des études portant sur les femmes.

En 2007, Grace Neville s’est vu remettre l’insigne de chevalier dans l’ordre des Palmes académiques. En 2012, elle a été présidente du jury international qui a sélectionné les lauréats de l’appel à projets du ministère français de l’Enseignement supérieur et de la Recherche sur les Initiatives d’excellence en formations innovantes (Idefi).

Elle est membre de plusieurs comités d’évaluation, dont l’ANR (Agence nationale de la recherche), l’Aeres (Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur) et Sorbonne Universités, en France, et l’EUA (European Universities Association), à Bruxelles.

Martine Rahier, rectrice de l'université de Neuchâtel

Martine Rahier siège à la Chambre des recteurs des universités suisses et préside depuis le 1er janvier 2013 l'association swissuniversities, l'organe commun des hautes écoles universitaires (HEU), spécialisées (HES) et pédagogiques (HEP) de Suisse. Depuis 2015, elle est également membre du Comité de l’European University Association ( EUA), où elle siège en tant que vice-présidente.

Titulaire d'un diplôme d'ingénieure agronome de l'Université Libre de Bruxelles (1977). Elle parfait sa formation aux Universités de Cornell et Berkeley aux USA avant d’obtenir un doctorat ès sciences à l'Université de Bâle (1983) et une habilitation en écologie de l'Université de Zurich (1993).

Professeure boursière du Fonds national suisse de la recherche scientifique (FNS) dès 1988, elle est nommée professeure d’entomologie et d’écologie animale à l’Université de Neuchâtel en 1994. En 2001, elle fonde le Pôle de recherche national «Survie des plantes», un réseau qui regroupe près de 200 personnes sur 12 sites, qu’elle dirige durant 7 ans. En 2008, elle est nommée rectrice de l’Université de Neuchâtel.

Le savoir-faire de Martine Rahier a mené à sa nomination dans plusieurs commissions universitaires nationales et internationales, qu'il s'agisse de commissions de nomination de nouveaux professeurs et de structuration des enseignements dans différentes universités, ou encore comme présidente de commissions d'évaluation de programmes et projets de recherches ou de sociétés scientifiques.

Thomas S. Robertson, professeur et ancien doyen de la Wharton School, Université de Pennsylvanie (États-Unis)

Professeur de marketing à la Wharton School de l’Université de Pennsylvanie, Thomas S. Robertson est expert en stratégie marketing, comportements concurrentiels, diffusion de l’innovation et comportement des consommateurs. Il a écrit, co-écrit et édité une douzaine de livres et près d’une centaine d’articles et chapitres d’ouvrages scientifiques. Il a remporté de nombreux prix pour ses recherches et a donné des conférences en Amérique du nord, Amérique centrale, Europe, Asie et Australie. 

Son mandat de sept ans en tant que doyen de la Wharton School vient de prendre fin. À ce poste, il a levé des fonds importants pour son école, tout en y insufflant  une solide culture de l’innovation et l’esprit d’entreprise à l’échelle internationale. Sous son mandat, Wharton a notamment créé un nouveau programme de MBA, mis en place des cours modulaires dans huit pays, un engagement à la formation tout au long de la vie pour les anciens élèves de Wharton et un nouveau programme de cours en ligne.

Auparavant, Thomas S. Roberton a exercé diverses fonctions à l’Université Emory (Atlanta, Géorgie). En tant que responsable de la stratégie internationale de cet établissement, il a été directeur général fondateur de l’Institut pour les pays en développement, un projet de recherche conjoint auquel participent le Centre Carter et le Président Jimmy Carter. De 1998 à 2004, il a été le doyen de la Goizueta Business School de l’Université Emory, qu’il a grandement contribué à inscrire parmi les principales écoles de commerce au monde.

De 1994 à 1998, il a été vice-doyen de la London Business School, en charge de l’ensemble des programmes menant ou non à un diplôme. Outre ses engagements à la Wharton School, à l’Université Emory et à la London Business School, Thomas S. Robertson a également occupé des postes de professeur à l’UCLA Anderson Business School et à la Harvard Business School.

Pierre Rosenberg, ancien président du musée du Louvre, membre de l’Académie française

Licencié en droit, diplômé de la section supérieure de l’école du Louvre, Pierre Rosenberg est entré au département des Peintures du musée du Louvre en 1962. Il y a fait toute sa carrière, du poste d’assistant à celui de conservateur du patrimoine chargé du département des Peintures. En octobre 1994, il a été nommé président directeur du musée du Louvre, devenu établissement public en 1992. Il a quitté ce poste en avril 2001. Il a été élu à l’Académie française, le 7 décembre 1995, au fauteuil de Henri Gouhier (23è fauteuil).

 

 

Ronan Stephan, directeur de l’innovation du groupe Alstom

Ronan Stephan, 52 ans, est diplômé de l’École nationale supérieure d’ingénieurs de Caen et titulaire d’un doctorat en sciences physiques. 

Après avoir travaillé dans le groupe Thomson-CSF de 1984 à 1997, il a été directeur du Technopôle Brest-Iroise jusqu’en 2002. En 2003, il a été nommé Directeur des relations industrielles et du transfert de technologie du CNRS, membre du Comité de direction, et Directeur général de Fist, filiale du CNRS et de Oseo-Anvar. Il a ensuite été Président de l’Université de technologie de Compiègne (UTC) de 2005 à 2009, puis directeur général pour la recherche et l’innovation au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche de septembre 2009 à mars 2012. 

Il a rejoint la direction d’Alstom le 22 mars 2012, en qualité de directeur de l’innovation groupe.

Chiara Tonelli, vice-rectrice de l’Université de Milan (Italie)

Chiara Tonelli est vice-rectrice en charge de la recherche et professeure de génétique à l’Université de Milan, où elle dirige le groupe de génétique moléculaire des plantes du Département de biosciences. Elle est membre de l'Organisation européenne de biologie moléculaire (EMBO) et a pris part à de nombreux comités scientifiques et conseils consultatifs scientifiques en Italie et ailleurs. 

Aujourd’hui, elle est membre du Comité des bourses pour chercheurs avancés du Conseil européen de la recherche et du Conseil consultatif scientifique de l’initiative de programmation conjointe « Une alimentation saine pour une vie saine ». Elle a également été membre du Comité de recherche et de transfert de technologie de l’Université de Milan.
Elle a publié plus d’une centaine d’articles dans des journaux scientifiques internationaux et a été en charge de plusieurs projets financés par des organismes italiens et par l’Union européenne.
Depuis 2005, Chiara Tonelli est secrétaire générale de la Conférence mondiale sur l’avenir de la science, un cycle de conférences internationales qui rassemble d’éminents experts de diverses disciplines autour des incidences du progrès scientifique. 
Les domaines de compétence s’étendent des aspects fondamentaux de la biologie des plantes aux applications de la biotechnologie. Le but principal de ses recherches est de déchiffrer la logique de contrôle de transcription et de régulation génétique dans les systèmes modèles (arabidopsis, maïs, tomate) durant leur développement et les interactions avec leur environnement.